Mais que le Monde est petit!

Aujourd’hui, il pleut sur Séoul. Et quand il pleut ici, ce n’est pas une petite bruine, les éclairs s’invitent au bal pour nôtre plus grand plaisir! Bon, d’accord, pour le mien. C’est comme si la pluie appuyait sur le bouton « rêverie » de mon cerveau. Ecouter la pluie tomber, allongée sous ma couette; regarder la pluie tomber par la fenêtre de mon appartement ou par celle d’un café….Quand je marche sous la pluie, le parapluie me cachant les gens autour de moi et la pluie étouffant les autres bruits alentour, je me sens seule au monde, dans mon monde.

Il y a des gens qui ne peuvent rester seuls avec eux-mêmes, ayant toujours besoin de gens gravitant autour d’eux.

Comme le dit Schopenhauer: « Ce qui rend les hommes sociables, est leur incapacité à supporter la solitude et donc, eux-mêmes ». Moi, je me supporte très bien, d’où ma petite tendance à être associable ^^.  J’aime pouvoir goûter au silence et à la tranquillité, pouvoir m’entretenir avec moi-même de l’état actuel des choses, de mes projets, ou tout simplement laisser mes idées vagabonder. Parfois peut-être un peu trop.

Bref, cette journée a donc très bien commencé, sous le tonnerre et les éclairs. J’ai travaillé mon coréen ce matin et en début d’après-midi, ayant maintenant un objectif (j’y viendrais un peu plus loin) qui décuple ma motivation. J’étais même tellement concentrée sur cette sacrée grammaire, hier soir, que j’ai loupé le concert auquel je voulais aller………

J’ai ensuite retrouvée Solha à 18h, à Anguk station. Solha, c’est une amie coréenne à qui je dois beaucoup. C’est elle qui m’a aidée à trouver mon stage au Centre Culturel « Soom-Do » et je lui en suis très reconnaissante. Elle fais en ce moment son doctorat en droit à la Korea University (KU) et c’est toujours un plaisir de passer du temps avec elle.

Nous sommes allées manger dans un restaurant Japonais et bien sûr, nous avons beaucoup discuté. J’ai oublié de vous préciser que Solha parle très bien français, ayant été en France pour ses études. En lui parlant du cabinet d’avocats pour lequel je travaille, je lui dit le nom en coréen. Là, elle me dit « Monsieur Jin? » Et toutes les deux en coeur « Kwang-Yop Jin? ». Il se trouve donc qu’un des avocats principaux du cabinet est un ami proche d’un très bon ami de Solha, Monsieur Kim, Professeur de Droit à KU, qui lui aussi parle français et que j’ai rencontré quand je travaillais à « Soom-Do ».

Si le monde n’est pas petit! Moi qui voulait parler à Monsieur Jin à propos de possibles évolutions de mon stage et qui désespérait de ne pas le croiser au cabinet, j’ai maintenant une meilleure approche disponible! ^^ En effet, c’est un avocat assez réputé dans le domaine du Droit du Divertissement et donc une sorte de bible pour moi ^^

J’ai également parlé à Solha de mon projet de faire mon Master à KU l’année prochaine. Si je veux travailler ici, un master d’une des meilleures facs de Corée pourrait être un plus. Ce ne peut pas être négatif, de toute façon. Le problème, enfin, les problèmes, sont qu’il faut un passer un test de Coréen officiel (et décrocher le niveau 4 sur 6, d’où mon regain d’énergie pour plonger le nez dans mes livres de coréen), les frais d’inscription et la barrière de la langue pour les cours…..

Du côté des frais, il y a des bourses, je vais donc me renseigner. Pour le test, j’ai cinq mois devant moi, qui ne tente rien n’a rien. Pour les cours, Solha m’a expliqué que pour les étudiants étrangers, on peut rendre les devoirs, exposés et notre mémoire en Anglais. C’est déjà ça.

D’autant plus que Solha connait très bien un professeur de Droit de KU, le Professeur Myong,  qui parle français et qui aime aider les étudiants étrangers. Je l’avais d’ailleurs rencontré sur recommandation de mon professeur de Propriété Intellectuelle et c’est lui qui m’avait présenté Solha, qui à été une de ses étudiantes. Il pourrait donc être mon directeur de mémoire.

Je m’étonne encore de comment mon projet vague et qui me semblait quelque peu farfelu est devenu si limpide et réalisable en si peu de temps! Une soirée en fait. J’ai vraiment de la chance d’être entourée de personne qui s’intéressent vraiment à ce que je veux faire et qui prennent de leur temps pour m’aider. J’ai aussi une chance incroyable pour que les gens que je rencontre aient des connexions avec des gens que j’ai déjà rencontré.

En ce moment, la vie est comme je l’aime: pleine d’opportunités et de challenges.

xoxo J.

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