Film Review: Children… (아이들…)

Je crois que j’en ai déjà parlé, mais la fin d’un film est pour moi très importante, plutôt décisive en fait. Celle de « Children… » à fait

changer mon opinion de « moui….bon…, film suivant » à « vraiment? trop c’est trop ».

« Children… », réalisé par Lee Kyoo-Man, est un film basé sur des faits réels: en 1991, 5 jeunes garçons partent jouer dans la montagne voisine et n’en sont jamais revenus. Malgré la découverte des corps quelques années plus tard, la lumière n’a jamais été faite sur cette affaire (il y a maintenant prescription).

Le film reprend donc l’histoire de la disparition de 5 jeunes garçons aux alentours de Daegu et suit les parents des victimes tout au long de l’enquête (qui s’étale sur plus de 10 ans). Aux enquêteurs se joignent deux protagonistes aux motivations peu flatteuses: un producteur de documentaires, Kang Ji-Seung  (interprété par Park Yong-Woo), envoyé à Daegu dû au fait qu’il ait monté de toute pièce son dernier documentaire, et un professeur d’université, Hwang Woo-Hyuk (interprété par Ryoo Seung-Ryong qui a joué dans les dramas « Personal Taste » et « IRIS ») experts de théories comportementales.

Le professeur Hwang ayant une théorie selon laquelle certains des parents seraient impliqués dans la disparition des enfants, et le producteur étant à la recherche d’une histoire qui fasse sensation, ils font équipe et vont accuser le père d’un des enfants en particulier. Mais ils ne trouvent rien.

L’enquête stagne jusqu’à ce qu’un glissement de terrain mette les ossements à jour, quelques 10 ans plus tard. Grâce à l’autopsie et à un des enquêteurs, un suspect est arrêté, mais faute de preuves, il est relâché. Notre ami le producteur, pris de remords du fait de ses accusations et motivations premières, se lance après le meurtrier. Je ne vous dévoilerais pas la fin, même si d’un autre côté je ne vous conseille pas ce film.

En fait, comme certains des films que j’ai vue récemment, je ne comptais pas faire de review à son sujet, le trouvant juste passable.

Pendant le visionnage, je n’ai pas trouvé le film mauvais, même si lors de la première scène du film, je n’ai ni aimé la musique, ni la façon de filmer du réalisateur: un des jeunes garçons court dans la rue, au ralentit (histoire de bien vous rappeler que vous aller assister à l’histoire d’une jeunesse et d’une innocence perdue) un drap rouge noué autour de son coup en une cape de super héro, un grand sourire aux lèvres (la encore, on fait jouer la corde sensible:ces enfants étaient insouciants avec des rêves pleins la tête). La musique, très mélancolique, contraste très (trop, pour moi) fortement. Partant du principe que le spectateur à lu le synopsis avant de voir le film, il sait déjà que l’histoire est empreinte d’une dimension tragique, d’autant plus qu’elle est tirée d’une histoire vraie. Cela aurait pu passer si la scène n’était pas au ralentit, avec une musique si mélancolique et des codes trop marqués.

En fait, cette scène me fait penser à la scène d’ouverture de « Mother » (à voir d’urgence si cela n’est pas encore fait), mais en version ratée. La où la scène d’ouverture de « Mother » vous attire et surprend de part sa beauté et l’émotion qu’elle dégage, alors que vous ne savez encore rien de ce qui rend cette scène encore plus intense à la fin du film, la scène d’entrée de « Children… » ne fait ressentir aucune émotion particulière (à part de l’agacement), alors que l’on connait pourtant la charge émotionnelle du film d’entrée de jeu.

J’aurais dû me douter à ce moment là que je serais déçue. Mais il faut reconnaître que la suite du film m’a fait oublier cette première scène assez vite. Loin d’être remarquable (dû à des longueurs et des choix de narration qui se discutent), les émotions des parents et leur évolution à travers cette épreuve, si tant soit peu que l’on puisse traverser tel traumatisme, sont plutôt bien rendues. Et puis il faut dire que j’étais assez curieuse de savoir quelle explication allait donner le réalisateur au meurtre des 5 enfants par une seule personne (soit dit en passant, on ne le saura pas).

J’en étais donc rendu à me dire que le film était OK mais sans plus, lorsque la scène finale est arrivée. Enfin, l’avant dernière et la dernière scène. La dernière scène consiste en les 5 enfants courant dans la montagne. On pourrait croire à une scène qui se déroule avant leur meurtre, jusqu’à ce qu’apparaisse le père d’un des garçons (qui est décédé avant que l’on ne retrouve les corps) et qu’ils s’en aillent courir tous ensemble dans la forêt. La forêt étant ici bien évidemment une métaphore du paradis, la lumière de la scène, nous éclairant (haha) encore un peu plus sur ce point, si cela était nécessaire (sarcasme, il s’agit de dire qu’ici encore, le réalisateur en fait trop dans sa mise en scène).

C’est donc sur cela que veut terminer le réalisateur? Le meurtrier n’a pas pu être arrêté, mais les enfants sont heureux dans le Ciel, tous ensembles avec le père décédé. En fait c’est un vrai message d’espoir pour les parents qui restent (ironie, hein). En temps normal, je n’aime pas cet étalage de bons sentiments et lorsque l’on fait jouer la corde sensible de façon si grossière, mais quand en plus le film se base sur des faits réels, cela me mets vraiment mal à l’aise. Je ne doute pas des bonnes intentions du réalisateur, mais je trouve cette fin, cette façon de dire « ne vous inquiétez pas, ils sont bien là ou ils sont et vous serez réunis un jour », tellement déplacée.

Oh, quant à l’avant dernière scène, c’est exactement la même que celle d’entrée. Oui parce que la fin du film étant le moment le plus chargé en émotion, il est tout a fait normal de vouloir en remettre une couche (en effet, ironie ici aussi).

Ce genre de fin à le don de m’énerver, mais vraiment.

Cette review n’a donc pas pour but que vous regardiez ce film (mais si vous le faites, je veux bien avoir un retour de vos impressions ^^), mais plutôt de vous en dissuader. Il y a bien mieux à voir dans le cinéma coréen.

xoxo.

J.

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